Fibromyalgie, hijama et roqya l'histoire de Clara 45 ans.
- hijamadouceur
- 28 mai 2018
- 6 min de lecture
Dernière mise à jour : 29 mai 2018
Alors que le bloggeur d’Al-Kanz que l’on ne présente plus nous livrait une infime partie de son intimité concernant les symptômes de sa fibromyalgie sur les réseaux sociaux.
Clara elle aussi atteinte, nous raconte aujourd'hui son parcours du combattant ainsi que le calvaire vécu au quotidien avant de pouvoir mettre enfin un nom sur les maux dont elle a été est victime.
Le 12 mai dernier était le jour international dédier en soutien aux personnes atteinte de la fibromyalgie. Ce syndrome touche de 2 % à 6 % de la population mondiale (pays industrialisé).
Plusieurs millions de personnes en France, pour la grande majorité des femmes (80%) d'âge moyen. Les symptômes sont variables, près de 100. On retrouve toujours : une fatigue importante, des douleurs diffuses et des troubles du sommeil.
Hijama douceur : Comment et quand a été découverte la fibromyalgie ?
Cela a été un travail de longue haleine, presqu’une dizaine d’années. J’ai toujours su que j’avais quelques chose mais je ne savais pas quoi. J’avais énormément de symptômes : fatigue excessive, douleurs dans tout le corps, saute d’humeur, pleures, perte de mémoire.
On pensai au début que cela était due au surmenage.
On me disait souvent :
- « T’en fait trop Clara, trop avec les enfants, trop avec le mari, le travail…lève le pied ! »
Mais, je sentais au plus profond de moi-même que j’avais quelque chose de rare. Même le médecin ne trouvait rien … il voulait me donner des somnifères et des antalgiques….mais j’étais contre.
Les années sont passées…. Jusqu’au jour où, je suis tombé par hasard sur un article proposé par une association qui traite de la fibromyalgie. A mon grand étonnement, j'ai vu que j’avais tous les symptômes. J’ai donc pris contact avec elle. A 28 ans c’était confirmé, j’était bien touchée par la fibromyalgie.
Je suis retournée voir le docteur qui ne m’a pas du tout prise au sérieux, il n’y croyais pas.
Alors j’ai laissé tombé et j’ai décidé de vivre avec.
Hijama douceur : Comment vivais tu avant cette maladie ?
Je croquais la vie à pleine dents, j’étais très dynamique, je faisais milles choses à la fois. Je faisais beaucoup de sports, natation, musculation et de la danse, c'était ma grande passion. Randonnées, sorties entre amies, repas en familles ...une vie normal quoi.
Au travail pareil toujours la première arrivée, et la dernière parti.
Je m’investissais à fond, j’avais une pêche « d’enfer ». J’aimai aider les gens dans le besoins, rendre service dès que j’en avais l’occasion, bref une grande joie de vivre.
hijama douceur : Comment les symptômes sont apparus ?
Cela est arrivé progressivement, au début la grosse fatigue... extrême... j’ai même envi de dire irréelle. Pendant plusieurs mois voire des années. Puis les douleurs : au niveau des articulations, des muscles,
"Comme si qu’on m’avait cogné dans tous les sens" ,
de forte courbature, des insomnies cauchemardesque, des migraines fréquentes, des vertiges, on se sent triste, on déprime, beaucoup de pleures, envie de voir personne, envi de s’isoler.
On se coupe de ses amies et de la famille un peu éloignée.
A pouvoir ne rien faire à part s’allonger ou rester assise et attendre que sa passe.
Même les taches ménagères sont vraiment difficiles, cela met le triple de temps par apport à d’habitude.
Il m’est arrive parfois que par manque de force, j’ abandonne le caddie dans le magasin…pas la force de faire la queue, pas la force de continuer.
Je suis devenu timide lors de discussion car j’avais du mal à rester concentrer.
"Ma vie avait totalement changé …"
Je ne sais pas si on peut appeler ça des crises par ce que tout cela arrivai par période.

Je suis resté plus d’une dizaine d’année avec tous les symptômes réunies.
Hijama douceur : Comment vis-tu au quotidien avec cette maladie famille, relations sociales, travail… ?
Cela a été très compliqué. Au début mon mari et ma famille avaient du mal à me comprendre, ils pensaient que j’étais fainéante et que j’aimais bien me reposer sur les autres. Par exemple mon mari ne comprenait pas qu’en rentrant du travail le ménage n’était pas fait.
A la boutique ou je travaillais avec mon mari on se relayais, mais il est arrivé que plus d’une fois, je passe mon tour.

Et lorsque j’y arrivai, discuter avec la clientèle devenait très compliqué, quand on me posai des questions, je ne comprenais plus rien. Pourtant que c’était un sujet que je maîtrisais bien, du coup, cela ne faisait pas sérieux, j’avais honte, je ne voulais plus retourner travailler.
Quand à mes amies, être à deux me fatigue, je décroche au bout d'un moment. J’ai dû mettre en place une stratégie pour rendre les rencontres plus confortables pour moi : j’invite mes amies par deux, comme cela je peux « m’évader » cela permet de ne pas casser le rythme de la conversation. Elles peuvent continuer à discuter entre elle.
Pour lancer une simple invitation, j’avais besoin d’une semaine de réflexion pour savoir si j'allais être capable. La veille, je passais une nuit blanche donc le matin encore plus fatiguée, puis au moment de me lever impossible « comme si j’avais du plomb accroché à moi », heureusement que ma mère a toujours été là pour moi et je la remercie.
Cette maladie est complètement déprimante, même me coiffer était difficile, alors je finissais mes journées en pyjama.
Pour mes enfants je me sentais mal, j’avais l’impression de les négliger. Grâce à Dieu mon mari prenait le relais, il m’aide beaucoup…
je suis devenu invisible. Je me suis coupé de tout.
Je ne supportais plus la lumière du jour, des migraines à répétions, le moindre bruit me devenait insupportable : robot ménager, bruit de fourchette... cette maladie a fait de ma vie un calvaire. Il faut le vivre pour le comprendre.
Hijama douceur : Quel traitement as-tu pris ?
Comme tu le sais la cause n’a pas été clairement identifier : antalgique, pratiquer du sport, méditer…du vent quoi (rire).
Hijama douceur : Comment en ai tu arrivée à la hijama ?
Cela faisait des années que mon mari m’en parlais, mais j’avais beaucoup d’appréhension. Jusqu’au jour où je n’en pouvais plus des douleurs. Et puis j’avais de bon retour de mes amies qui en faisaient régulièrement.
Alors je me suis dit pourquoi pas. A la première hijama (ndlr : avec récitation du coran) on à détecter que j’étais attente d’un mal occulte. Dès qu’elle a mis les ventouses, j’ai réagi, pleurs, cris... gros choc pour moi, je ne m’ y attendais vraiment pas du tout.
J’ai commencé début décembre 2017, puis j’ai continué jusqu'à maintenant avec des séances régulières toutes les 3 semaines. Au début à chaque hijama, je réagissais, mais au fur et mesure des séances les symptômes ont disparut.
"Aujourd’hui, je peux dire que je suis pratiquent guérie".
Petit bé mol, si je néglige une séance, je fais des légères rechutes.
Liée à la hijama, j’ai commencé à faire des roqyas. D’abord toute seule à la maison ce qui fonctionnais plutôt pas mal et en plus j’ai décidé de consulter un raqy.
Maintenant me concernant je suis convaincu que tout le mal que j’ai ressentie jusqu’à aujourd’hui ce sont les djinns. « Depuis la hijama ma vie a complétement changée ». Je revis, toute la famille le récent, tout le monde est contant. Je sors, j’ai repris le sport, je recommence à inviter à la maison….
Pour conclure ma vie avant la hijama c’était 2/10 aujourd’hui c’est 8/10.
Hijama douceur : Quel recommandation peux-tu nous faire ?
Le mal occulte n’est pas obligé de se révéler. Tout le monde est différent. Il ne faut surtout pas hésiter à faire la hijama. La hijama il sera toujours bon de la faire pour soulager les symptômes de la fibromyalgie. Dès le début on sent le changement.

C’est radical. Personnellement, j’ai ressentie la différence dès la première séance et pour moi c’est la seule façon pour guérir.
Il faut se renseigner sur la maladie et éviter de nous dire des phrases type « prends ton courage, sois forte, bas toi, je sais que sais dure, si on ne se bouge pas on y arrive pas », ça ne sert à rien, c’est culpabilisant et très facile à dire surtout quand on ne vit pas cette maladie.
J’ai tout essayé et je n’ai rien trouvé de mieux. Ne surtout pas hésiter, chacun réagi différemment tout le monde ne sera pas forcément dans le même cas que moi. A part recommander de faire la hijama, parce que pour moi c’est la seule façon de se soigner de cette maladie, je ne serai quoi dire d’autre, si ce n'est de ne pas tarder et passer à coté de sa jeunesse. Cela a été une grande source de rappel pour moi et même pour un non croyant cela lui permettra d'être soulagé et d'apprendre beaucoup de chose d'un point de vue spirituel.
(ndlr: pour aller plus loin articles hijama douceur sur la fibromyalgie : )
Propos recueillis pars Francesca. C
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