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Des anti-inflamatoires contre les douleurs de règles, bonne idée ?

  • Photo du rédacteur: hijamadouceur
    hijamadouceur
  • 9 sept. 2018
  • 4 min de lecture

Certaine femme sont sujettes à l'arrivée de leur règles à de fortes douleurs, elles touchent entre 50 % à 80 % des femmes fécondes, selon le groupe d’âge. De ce nombre, de 5 % à 15 % des femmes sont suffisamment incommodées pour devoir modifier leurs activités quotidiennes (repos forcé, absentéisme scolaire ou professionnel).


L'usage d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ralentirait l'ovulation après seulement dix jours de traitement. 


Ce sont des médicaments qui agissent en bloquant la formation des prostaglandines, des substances responsables de l’inflammation. Ils ont des propriétés antalgiques (contre la douleur), antipyrétiques (contre la fièvre) et anti-inflammatoires.



Selon les résultats d’une étude présentée au congrès annuel de l’EULAR (European League Against Rheumatism) qui s'est récemment tenu à Rome, la consommation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) chez la femme souhaitant avoir un enfant n’est pas recommandée.

C’est donc la fertilité qui est ici directement touchée par la consommation de ces antalgiques.


Parmi les AINS, nommons entre autres l'aspirine, l'ibuprofène (Nurofen en Australie) et le diclofénac (Voltaren).

Les AINS empêchent la production de progestérone. ( La progestérone est une autre hormone féminine qui sert à préparer l’utérus pour une grossesse. Elle est produite dans la seconde moitié du cycle menstruel après l’ovulation, période pendant laquelle ses taux augmentent pendant quelques jours puis diminuent en l’absence de fécondation).


L’équipe du Pr Sami Salman, du département de rhumatologie de l’université de Bagdad (Irak), a étudié 39 femmes souffrant de maux de dos chroniques et en âge d’avoir un enfant. Les patientes ont été réparties dans plusieurs groupes, et traitées avec différent types d’anti-inflammatoires. Les femmes du premier groupe ont reçu du Diclofénac (100 mg une fois par jour), le deuxième du Naproxène (500 mg deux fois par jour) et le troisième de l’Etoricoxib (90 mg, une seule fois par jour). Les traitements ont débuté dix jours après la fin des cycles menstruels.

« Après seulement dix jours de traitement, nous avons pu constater dans l’ensemble des groupes une baisse significative de la progestérone, une hormone essentielle pour l’ovulation », explique le Pr Salman. Chez les femmes ayant reçu du Diclofénac, seules 6,3 % ont ovulé. Elles n'étaient que 25 % dans le groupe Naproxène et 27,3 % pour le groupe Etoricoxib. De plus, les follicules ovariens, chargés de produire la progestérone, étaient bien moins actifs après l’absorption des AINS, or, leur rôle est primordial dans le processus d’ovulation.



Dr. Andrew Orr, spécialiste de la reproduction et de la santé des femmes, partageait l'avis de ces études. Il mettait en garde : ''Nous savons que les médicaments et les hormones prescriptes aux gens de façon quotidienne ont un impact sur l'ovulation. Les médicaments anti-inflammatoires non-stéroïdiens tombent dans cette catégorie, et c'est pourquoi vous devriez toujours lire les modes d'emploi et les mises en garde inscrits sur les bouteilles des médicaments, si vous essayez de tomber enceinte. Bien sûr, cela est aussi vrai si vous avez des problèmes de santé, notamment des problèmes gynécologiques. Demandez toujours à votre professionnel de la santé ou votre pharmacien l'impact de tout médicament sur votre fertilité – à la fois maintenant ou à l'avenir''.


Mais rassurez vous


La fécondité revient généralement quelques semaines après l’arrêt du traitement. A noter : Les anti-inflammatoires stéroïdiens (avec cortisone) ne diminuent pas la fertilité mais peuvent être responsables d'irrégularités menstruelles.


Le but de cet article n’est ni de vous alarmer ni de vous enjoindre à arrêter vos traitements mais de vous sensibiliser sur l’impact de certains médicaments sur votre fertilité (notamment si vous rencontrez des difficultés à concevoir) et à envisager éventuellement des solutions alternatives avec le concours de votre médecin traitant et, si vous le souhaitez, le soutien parallèle de thérapies complémentaires.


Des accompagnements naturels


La hijama peut aider à soulager voir faire disparaître ces douleurs, accompagné d'un changement de le comportement alimentaire également afin de prévenir les symptômes :

  • Réduire sa consommation de sucres raffinés. Les sucres entraînent une surproduction d’insuline et l’excès d’insuline cause la production de prostaglandines pro-inflammatoires;

  • Consommer davantage de poissons gras (maquereau, saumon, hareng, sardines), d’huile et de graines de lin, ainsi que d’huile et de graines de chanvre, qui sont des sources importantes d’oméga-3. Selon une petite étude épidémiologique, effectuée au Danemark auprès de 181 femmes âgées de 20 ans à 45 ans, les femmes qui souffraient le moins de dysménorrhée étaient celles qui consommaient le plus d’acides gras oméga-3 d’origine marine5;

  • Manger moins de margarine et de graisses végétales, qui sont des sources de gras trans à l’origine des prostaglandines pro-inflammatoires;

  • Éliminer les viandes rouges, qui ont un contenu élevé en acide arachidonique (un acide gras à la source de prostaglandines pro-inflammatoires). Une étude effectuée en 2000 auprès de 33 femmes suggère qu’un régime végétarien pauvre en gras est efficace pour réduire l’intensité et la durée de la dysménorrhée.

  • Vérifier avec l’aide d’un nutritionniste la présence d’une carence en vitamine C, vitamine B6 ou en magnésium. Ces micronutriments seraient indispensables au métabolisme des prostaglandines et leur carence causerait l’inflammation.

  • Éviter de boire du café lorsque les douleurs sont présentes. Au lieu d’évacuer la fatigue et le stress, le café augmentera plutôt les douleurs puisque ses effets sur le corps s’apparentent à ceux du stress.


Mise en garde: n’interrompez absolument aucun traitement en cours sans avis médical. Les conseils donnés ne sont que des soutiens à envisager. Ils ne sont pas un diagnostic, ne remplacent pas un traitement en cours, ne sont pas une ordonnance médicale et ne permettent aucun remboursement par la Sécurité Sociale.


Sources :

https://www.pourquoidocteur.fr/Femme/11095-Fertilite-les-anti-inflammatoires-perturbent-l-ovulation

http://www.veroniquenaturopathie.com/accueil/etude-lovulation-affectee-par-les-medicaments-anti-inflammatoires

http://www.veroniquenaturopathie.com/accueil/etude-lovulation-affectee-par-les-medicaments-anti-inflammatoires

http://www.chu-toulouse.fr/qu-est-ce-que-la-progesterone-et-a

 
 
 

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